Authors

  • Nsairun Léonard Yuyun
    The University of Bamenda, Cameroon
  • Yana Mevo
    The University of Bamenda, Cameroon, Cameroon

DOI:

https://doi.org/10.37547/tajssei/Volume07Issue02-11

Keywords:

Food(in) security displaced populations support strategies

Abstract

In recent decades, the increase in average or serious food insecurity has been the most marked particularly in sub -Saharan Africa. Food security in tropical Africa is vulnerable and above all threatened by many factors in this case natural disasters linked to the climate, such as floods and droughts, and those humans relating to the predatory activities of non -state armed groups (Game). All these disasters generate hunger, in particular by provoking the movements of populations (including farmers, traders, craftsmen ...) who bring the community into poverty. This prevents agricultural production, the destruction of assets as well as food stocks. This also disrupts markets with prices increase and harm the livelihoods. There are many Africans whose capacity for access to sufficient food, safe and capable of providing for their nutrients in all circumstances happen to be threatened every day. This analysis has been fundamentally focused on the food situation of displaced populations victims of the conflicts of the Far North Cameroon in general and those of the Mora district who have suffered from the impacts of territorial insecurity since 2013. This socio-political context linked to territorial insecurity, thus provoking the displacements of populations in the interior of Cameroon inevitably leading to an increase in the population in certain localities. These movements had a direct consequence on food and nutritional security on them. This quickly led to the exhaustion of food stocks and increased their vulnerabilities. The aim of this reflection is first to describe the local impacts of this territorial crisis on the situation of food security in this vulnerable region; Then analyze the support strategies implemented; and finally determine the role of institutions, organizations and local actors in order to face this delicate situation.


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111

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TYPE

Original Research

PAGE NO.

111-119

DOI

10.37547/tajssei/Volume07Issue02-11



OPEN ACCESS

SUBMITED

21 December 2024

ACCEPTED

23 January 2025

PUBLISHED

25 February 2025

VOLUME

Vol.07 Issue 02 2025

CITATION

Nsairun Léonard Yuyun, & Yana Mevo. (2025). STRATEGIES

D’ACCOMPAGNEMENTS ET REDUCTION DU TAUX D’

INSECURITE

ALIMENTAIRE CHEZ LES POPULATIONS DEPLACEES VICTIMES DES CONFLITS

ARMES DANS L’ARRONDISSEMENT DE MORA, L’EXTREME NORD

-

CAMEROUN. The American Journal of Social Science and Education
Innovations, 7(02), 111

119.

https://doi.org/10.37547/tajssei/Volume07Issue02-11

COPYRIGHT

© 2025 Original content from this work may be used under the terms
of the creative commons attributes 4.0 License.

STRATEGIES

D’ACCOMPAGNEMENTS

ET REDUCTION DU TAUX
D'INSECURITE
ALIMENTAIRE CHEZ LES
POPULATIONS DEPLACEES
VICTIMES DES CONFLITS
ARMES DANS

L’ARRONDISSEMENT DE

MORA, L'EXTREME NORD -
CAMEROUN

Nsairun Léonard Yuyun (Ph.D)

The University of Bamenda, Cameroon

Yana Mevo

The University of Bamenda, Cameroon, Cameroon

Abstract:

In recent decades, the increase in average or

serious food insecurity has been the most marked
particularly in sub -Saharan Africa. Food security in
tropical Africa is vulnerable and above all threatened by
many factors in this case natural disasters linked to the
climate, such as floods and droughts, and those humans
relating to the predatory activities of non -state armed
groups (Game). All these disasters generate hunger, in
particular by provoking the movements of populations
(including farmers, traders, craftsmen ...) who bring the
community into poverty. This prevents agricultural
production, the destruction of assets as well as food
stocks. This also disrupts markets with prices increase
and harm the livelihoods. There are many Africans
whose capacity for access to sufficient food, safe and
capable of providing for their nutrients in all
circumstances happen to be threatened every day. This
analysis has been fundamentally focused on the food
situation of displaced populations victims of the
conflicts of the Far North Cameroon in general and
those of the Mora district who have suffered from the


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impacts of territorial insecurity since 2013. This socio-
political context linked to territorial insecurity, thus
provoking the displacements of populations in the
interior of Cameroon inevitably leading to an increase
in the population in certain localities. These
movements had a direct consequence on food and
nutritional security on them. This quickly led to the
exhaustion of food stocks and increased their
vulnerabilities. The aim of this reflection is first to
describe the local impacts of this territorial crisis on the
situation of food security in this vulnerable region;
Then analyze the support strategies implemented; and
finally determine the role of institutions, organizations
and local actors in order to face this delicate situation.

Keywords:

Food(in) security; support strategies;

displaced populations.

Introduction:

Le Cameroun, un pays longtemps

considéré comme le grenier de l’Afrique

centrale,

connaît ces dernières années une situation de

précarité alimentaire, qui s’explique dans une certaine
mesure par de nombreux facteurs en l’occurrence des

catastrophes naturelles telles que les inondations et
les sécheresses, et des catastrophes humaines telles
que les génocides, le déplacement forces, les violences

sexuelles, les épidémies, et des guerres civiles…

Dans l’Extrême

-Nord du Cameroun en général et

précisément dans l’Arrondissement de Mora situé

dans le Département du Mayo-Sava, en 2021, un

rapport conjoint de l’organisation internationale pour
les migrations (OIM), et de l’Organisation des Nations

unies pour le Haut-Commissariat des Réfugiés
(UNHCR) portant sur la situation des populations à

risque dans la région de l’extrême Nord, rév

èle que le

nombre des déplacés internes vivant dans des sites
spontanés dans la ville de Mora est de 10,97 %. A ce

taux s’ajoute celui de 60 % des populations locales qui

hébergent lesdits déplacés.

En septembre 2021, le HCR a enregistré 341 536
personnes déplacées internes ayant fui les attaques de
Boko Haram, soit une augmentation de 13% par
rapport aux statistiques de l'année dernière. La région
de l'Extrême-Nord a enregistré également 114,371
réfugiés Nigérians dont 68,103 dans le camp de
Minawao et 46,

268 dans les communautés d’accueil.

Depuis janvier 2021, le camp de Minawao continue de
recevoir environ 150 nouveaux réfugiés par mois. Le

rapport de l’Organisation Internationale pour les

Migrations (OIM) la Matrice de suivi des déplacements
(Displacement Tracking Matrix- DTM, en anglais), a
recensé de Mars en Aout 2022 environ 514 747

personnes déplacées internes dans l’ExtrêmeNord

Cameroun.

D’après ces statistiques, le Département du Mayo

-Sava

compte la plus grande population déplacée soit 160 672
indi

vidus. D’après ces statistiques, le Département du

Mayo-Sava compte la plus grande population déplacée

soit 160 672 individus. L’Arrondissement de Mora à lui

seul compte environ 18 265 personnes déplacées se
trouvant dans diffèrent Sites telle que Aldje, Igawa, Bia,
Kourgui, Walade, Figué, Massare,Waza, Mont massif
etc. Ces populations déplacées ont pour cause de
déplacement le conflit armé et cela entraine chez ces

dernier un taux élevé d’insécurité alimentaire.

Face à l’importante augmentation démographiq

ue dans

la ville de Mora suite aux déplacements massifs internes
des populations, il apparait que la ville de Mora, terre

jadis généreuse, s’est pratiquement vidée de ses

ressources alimentaires. Depuis plus de cinq ans,

l’insécurité alimentaire désagrège

fortement les

conditions de vie des populations dans cette localité. Les
données issues des échanges avec les acteurs de la
région (entretien avec le Délégué Départemental du
commerce Mayo-Sava, les populations et les ménages),

permettent de saisir l’ample

ur de la situation. Elles

renseignent clairement, qu’en plus de la rareté des
produits alimentaires, s’ajoutent les difficultés liées à
l’accès et à la répartition des quelques denrées

alimentaires disponibles.

Aujourd’hui,

il

est

possible

d’affirmer

que

s

’approvisionner en vivres dans les localités D’ALDJE,

IGAWA ET BIA de l’arrondissement de Mora est presque

assimilable à une sorte de mission impossible, car cela
comporte plusieurs difficultés. Les marchés des vivres

sont de moins en moins peuplés, l’assi

ette de la

ménagère s’est considérablement rétrécie. Certains

produits manufacturés qui venaient du Nigéria voisin
sont devenus rares sur le marché à cause de la
fermeture du marché frontalier de BANKI qui
approvisionnait toute la région. La recherche des causes

directes et indirectes susceptibles d’expliquer cette

situation inconfortable dans laquelle se trouvent les

populations déplacées, a permis d’identifier plusieurs

facteurs essentiellement articulés autour de la crise
sécuritaire et des mauvaises conditions climatiques.

Relativement à la crise sécuritaire, il apparait que les

frontières à l’Ouest par le Nigeria et au Nord

-Est par le

Tchad sont poreuses du fait de la crise sécuritaire
imputable aux multiples assauts terroristes de

l’organisation Boko

Haram.

Cette situation politique influence grandement la

disponibilité, l’accessibilité, la stabilité et la capacité
d’utiliser une alimentation nutritive. Tout comme une

région où on ne mange pas à sa faim est plus susceptible
de faire face à une augmentation de la criminalité et de


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la délinquance. La crise alimentaire et les conflits

armés sont des facteurs importants de l’insécurité

territoriale (1999, Cohen & al).

En effet, dans les sociétés politiques modernes tout

individu, qu’il soit en situation de

vulnérabilité ou non,

doit en raison de la dignité attachée à la personne

humaine, bénéficier d’un minimum de bien

-être. Il ne

saurait en être autrement dans la mesure ou la

Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948

dispose en son article 25 que « toute personne a droit
à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son
bien-être et ceux de sa famille, notamment pour
l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins
médicaux ainsi que pour les services sociaux
nécessaires; elle a droit à la sécurité en cas de
chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de
vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens
de

subsistance

par

suite

de

circonstances

indépendantes de sa volonté ». Ces prérogatives de
promotion des meilleures conditions de vie en faveur
de tout être humain sont reprises au Cameroun à
travers le préambule de la constitution et la loi sur Loi
n°2018/020 du 11 décembre 2018 portant Loi-Cadre
sur la Sécurité Sanitaire des Aliments.

Dans le cadre de ce travail il s’agit d’étudier l’impact de
l’accompagnement socio

-éducatif sur la réduction du

taux

d'insécurité

alimentaire.

En

effet,

les

déplacements de milliers des personnes venant des

villes environnantes a entrainé l’épuisement des stocks

alimentaires et a accru la vulnérabilités des
populations déplacées. Ce qui a provoqué le problème

du manque d’apprivoisement alimentaire. Face à ce

problème, on se pose la question de savoir comment
l'accompagnement socio-

éducatif, L’assistance sociale,

L’évaluation continue et L’appre

ntissage facilitent-t-ils

la réduction du taux d'insécurité alimentaire des
populations déplacées victimes des conflits armés dans
l'Arrondissement de Mora ? quelles sont les actions et

les stratégies développées pour faire face à l’insécurité

alimentaire exacerbée par la crise frontalière ?

Pour concrétiser ces énoncées de bien être dans la vie
des camerounais en général et des déplacés internes

en particulier, il est nécessaire d’accompagner lesdits
déplacés internes tant sur le plan social qu’éducatif

da

ns la lutte contre l’insécurité alimentaire.

La réalisation du présent travail se justice donc par la
nécessité de sensibiliser tous les acteurs publics

susceptibles d’intervenir dans la lutte contre
l’insécurité alimentaire qui détériore les conditions de

vie des Camerounais en général et des déplacés dans

les localités d’Aldje, d’Igawa et de Bia en particulier.

Pour ce faire, « l’évaluation de la sécurité alimentaire
en situation d’urgence (EFSA) » (PAM, 2009) qui est un

cadre conceptuel et théorique développé par le
Programme Alimentaire Mondiale a servi de référence

pour l’analyse. Il s’agit d’un cadre qui a pour finalité de
mesurer les répercussions d’un choc sur la sécurité

alimentaire des ménages et des communautés dans la
zone touchée. Il a été agencé sur 3 piliers de la sécurité

alimentaire : les disponibilités alimentaires, l’accès à
l’alimentation et l’utilisation des produits alimentaires
qui ont été saisis à partir d’une approche qualitative.

1.

L’impact de L’accompagnant socio

-éducatif sur

la santé et le bien-être de individus et des
communautés

L’accompagnant

socio

-éducatif

et

réalise

une

intervention sociale au quotidien visant à compenser les

conséquences d’un handicap, quelles qu’en soient
l’origine ou la nature. Il prend en compte les diff

icultés

liées à l’âge, à la maladie, ou au mode de vie ou les
conséquences d’une situation sociale de vulnérabilité,
pour permettre à la personne d’être actrice de son

projet de vie.

Il accompagne les personnes tant dans les actes
essentiels de ce quotidien que dans les activités de vie

sociale, scolaire et de loisirs. Il veille à l’acquisition, la
préservation ou à la restauration de l’autonomie
d’enfants, d’adolescents, d’adultes, de personnes

vieillissantes ou de familles, et les accompagne dans leur
vie sociale relationnelle.

Ses interventions d’aides et d’accompagnement
contribuent à l’épanouissement de la personne à son

domicile, en structure et dans le cadre scolaire et social.
Dans le cadre de ses missions, en lien avec une équipe
et sous la respon

sabilité d’un professionnel encadrant

ou référent, il participe à l’élaboration et la mise en
œuvre d’un accompagnement adapté à la situation de

la personne, de ses besoins, de ses attentes, de ses
droits et libertés. Il établit une relation attentive de
proximité, en fonction des capacités potentialités de la
personne dans toutes ses dimensions (physiques,
physiologiques, cognitives, psychologiques, psychiques,
relationnelles et sociales).

Il soutient et favorise la communication et l’expression

de la per

sonne qu’elle soit verbale ou non verbale. Il

participe à son bien-être physique et psychologique
dans les différentes étapes de sa vie. Il contribue à la
prévention de la rupture et ou à la réactivation du lien
social. Selon son contexte, il intervient au

sein d’une

équipe pluri professionnelle et inscrit son action dans le
cadre du projet institutionnel et du projet personnalisé

d’accompagnement, en lien avec les familles et les

aidants.

Il transmet et rend compte de ses observations et de
ses actions af

in d’assurer la cohérence et la continuité

de l’accompagnement et de l’aide proposée. Dans ce


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cadre, il évalue régulièrement son intervention et la

réajuste en fonction de l’évolution de la situation de la
personne. Le diplôme d’Etat lié à cette profession

constitue le premier niveau de qualification dans le
champ du travail social.

L’accompagnement socio

-éducatif contribue à la

qualité de vie de la personne, au développement ou au
maintien de ses capacités à vivre à son domicile. En

outre, il favorise l’accès à l’éducation et à
l’information, développe les compétences culinaires,

fournit un soutien psychologique et social et aide les
familles à développer leur autonomie et leur résilience
pour leur aider à mieux faire face aux défis liés à

l’insécurité ali

mentaire.

2.

Présentation de la recherche

2.1 Méthodologie

A visée exploratoire, cette étude a pour but de Réduire
du taux d'Insécurité alimentaire et à améliorer les
qualités de vie des populations déplacées victimes des

conflits armés. L’approche qui sem

ble la plus

diversifiée, efficace et pertinente est la méthodologie
quantitative, Le choix de notre population est porté sur

l’ensemble des populations déplacées victimes des

conflits armés de Mora. La technique de

l’échantillonnage est une technique d’éch

antillonnage

probabiliste aléatoire simple.

Après application de la formule:

A

vec:

N est la taille de l’échantillon

Z est la valeur de la variable aléatoire standardisée

(généralement 1,96 pour un niveau de confiance de
95%)

σ est l’écart

-type de la population

E est la marge d’erreur (ou l’erreur type) (0,05)

Les résultats obtenus sur échantillon ne sont
extrapolables à la population entière que si

l’échantillon est représentatif. Or la représentativité de
l’écha

ntillon dépend essentiellement de la méthode

d’échantillon adoptée et la formule la plus simple du
calcul de la taille de l’échantillon est celle présenté ci

-

dessus. Après application de la formule, notre taille

d’échantillon est de 262 ménages. Cet échant

illon sera

considéré comme un échantillon représentatif des
différents sites situés à Mémé qui est un des villages de

l’arrondissement de Mora.

2.2 présentations des résultats des enquêtes

D’après les ménages enquêtés, il en ressort que les

femmes sont plus à la tête des ménages. Soit 135

femmes sont chef de ménage.

Parlant de leurs nationalités, tous ces ménages
représentant les populations déplacées victimes des

conflits armes se trouvant dans les sites d’Aldje, Igawa
et Bia sont d’origine Camerounaise. D’après la

présentation des résultats, il y a lieu de préciser que 25
chefs de ménages sont célibataires, soit un pourcentage
de 9,5% ; 86 sont marié sous le régime monogamique
soit un pourcentage de 32,8% ; 76 sont marié sous le
régime polygamique soit un pourcentage de 29,0% ; et
75 sont veuf (ve) soit un pourcentage de 28,6%. La cause
de leur déplacement est le conflit armé provoqué par la
secte islamique boko haram.

S’agissant du nombre d’enfant de moins de 5ans en

charge du chef du ménage des sites enquêtés, 37% des
ménages ont un enfant de moins de 5ans, 29% ont 2
enfants de moins de 5ans et 11,8% ont 3 enfants de
moins de 5ans. Pour les enfants de plus de 5ans, 11,5%
ont 1 enfant de plus de de 5ans, 39,3% ont 2 enfants de
plus de 5ans, 28,6% ont 3 enfants de plus de 5ans, 8,4%
ont 4 enfants de plus de 5ans et 3,4% ont 5 enfants de
plus 5ans. Et 9,9% de ménage des populations déplacées
des sites enquêtés comptent 1 enfant de plus de 18ans.
81,3% compte 2 enfants de plus de 18ans, 28,6% en
compte 3 enfants tandis que 13,7% ont 4 les enfants de
plus de 18ans et 8% en ont. En plus, 27,5% chef des
ménages déplacés ont en leur charge 1 personne de plus
de 65ans, 19,5% ont 2 personnes de 65ans en leur
charge et 6,9% ont 3 personnes âgées de plus de 65ans
en leur charge. Concernant les femmes les femmes

enceintes, d’après l’analyse des données représentées

dans le tableau 9 présentant la répartition de

l’échantillon selon le nombre de femme enceinte en

charge des chefs de ménage des différents sites
enquêtés, il en ressort que 40,5% des ménages compte
1 femme enceinte, 5,3% des ménages compte 2 femmes
enceintes et 1,5% des ménages comptent 3 femmes

enceintes. S’agissant du nombre de femme allaitante en

charge des chefs de ménage des différents sites
enquêtés, il en ressort que 34,0% des ménages
comptent une femme allaitante, 2,3% des ménages
comptent 2 femmes allaitantes.

Avant leur déplacement, 37,4% des déménages des sites

enquêtés avaient pour activité principale l’agriculture.

Comme activité secondaire on peu

t citer l’artisanat

(Tailleur, Menuisier ; Cordonnier…) soit un pourcentage
de 14,5% et l’élevage soit un pourcentage de 10,7%. Il y
a lieu de préciser que d’autre ménage combinait plus de
deux actives comme l’agriculture et le petit commerce ;
l’agriculture et l’élevage…

Après le déplacement des ménages des sites d’Aldje,

Igawa et Bia dû au conflit armé, 30,9% des ménages sont
sans activité ; 29% ont pour activité le travail journalier,

N = (z² x σ²) / E²


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tandis que 20,6% pratique la coupe, ramassage et
vente de bois et 18,3% des ménages cumulent deux

activités telles que le travail journalier et la coupe,
ramassage et vente de bois.

Figure 1 : Répartition de l’échantillon selon l’activité des populations des différe

nts sites enquêtées après leur

déplacement

Mode d’accès alimentaire

Le mode d’accès alimentaire renvois à la façon dont les

différents ménages se procurent de la nourriture.

D’après nos enquêtes, il en ressort

que 106 ménages

soit un pourcentage de 40,5% vivent des dons et du
travail journalier ; 86 ménages soit 32,8% vivent de la
coupe, ramassage et vente de bois ; 46 ménages soit
17,6% vivent essentiellement des dons et 17 ménages
soit 6,5% vivent des dons et de la mendicité.

En effet, les populations déplacées victimes des
conflits armés des différents sites enquêtés ont
abandonné leur terre agricole et actuellement ne
possèdent aucune terre agricole et ne sont exploitant

d’aucune terre cultivable depuis leu

r déplacement, de

même ils ne possèdent plus des animaux d’élevage.

Tout a été pillé par les boko haram. Ils survivent grâce
à des dons offerts par les O.N.G. qui sont alimentaire,
financier ou alors matériel. Partant de ce fait, 113 soit
43.1% ménages enquêtés ont reçu des assistances qui

sont d’ordre alimentaire, financier et matériel ; 96 soit
36.6% ont reçu les assistances d’ordre alimentaires et
matériels ; 35 donc 13.4% n’ont que reçu des

assistances alimentaires et 12 soit 4.6% ont reçu des
assistanc

es d’ordre alimentaires et financiers.

Sur la base des informations collectées, il apparait que
malgré les efforts déployés par les O.N.G, la totalité des
ménages enquêtés ne sont pas satisfait des assistances
reçues pour des raisons multiples. Comme raison
principale, 19,5% ne sont pas satisfait à cause du

manque des moyens financiers et d’un manque
d’activités de revenues ; 18,3% sont en manque

d’intrants agricoles et d’accessibilité aux assistances ;

16,0% sont en manques des moyens financiers et Non
accessibilité des assistances ; 14,5% manques d'intrants
agricoles et Accès momentané à la nourriture.

Mode d'utilisation alimentaire

L’utilisation de la nourriture désigne : (a) l’usage par un

ménage de la nourriture à laquelle il a accès, et (b) la
capacité

d’un individu à absorber et à métaboliser les

nutriments, qui correspondent à l’assimilation effective

de la nourriture par le corps humain.

Il s’agit de la manière dont la nourriture est utilisée à un

niveau micro (ménage

individuel) ; la distribution de la

nourriture au sein d’un ménage, sa préparation et
ensuite son absorption au niveau individuel ; c’est la

mesure de la capacité de la population à puiser
suffisamment de nourriture pendant une période

donnée. En effet, d’après la présentation des donn

ées,

il en ressort qu’avant leur déplacement la totalité des

ménages enquêtés se nourrissaient trois à quatre fois
par jours. Mais après leur déplacement, 174 ménages
mangent une fois par jours soit un pourcentage 66,4%
et 88 ménages mangent deux fois par jours soit un
pourcentage de 33,6%.

En outre, la durée des réserves alimentaires distribuées
par les O.N.G couvre sept jours chez 200 ménages soit
un pourcentage de 76,3% et 14 jours chez 62 ménages
soit un pourcentage de 23,7%. Par ailleurs, il faut
pré

ciser qu’aucun ménage des sites étudiés ne possède

un grenier alimentaire et ne reçoive pas suffisamment

une éducation à l’utilisation raisonnable des produits

alimentaires reçus. Ni de planning alimentaire. Ils


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consomment, disent-ils « ce que DIEU va leur donner
».

Disponibilité alimentaire

La disponibilité alimentaire désigne la quantité de
nourriture réellement présente dans un pays ou une
région dans un ménage sous toutes les formes de

production domestique, d’importation commerciale et
d’aide alimenta

ire. En effet Sur les bases de données

collectées auprès des ménages enquêtés, il en ressort

qu’avant

leur

déplacement

ils

disposaient

suffisamment des variations des stocks alimentaires,
en alimentation animale, des semences et ils avaient la
possibilité de transformer les aliments. En plus, le
marché

pour

approvisionnement

des

vivres

alimentaire était situé non loin de leur village d’origine.

Mais après leur déplacement ils ne possèdent plus de

stock alimentaire ni des animaux d’élevage encore

moins des semences agricoles. En plus, la durée des
réserves alimentaires distribuées par les O.N.G couvre
sept jours chez deux cent ménages, soit un
pourcentage de 76,3% et 14 jours chez 62 ménages soit

un pourcentage de 23,7%. S’agissant de la distance du

marché par rapport aux sites étudiés, on a noté que les

sites des déplacés d’Aldje et Igawa sont situé à 3km du

marché de Mémé, tandis que celui de Bia est situé à
1km du marché. En outre, les populations déplacées
connaissent les périodes de disette (période où

il n’y a

rien à manger). Il s’agit des périodes du mois d’Aout et

du mois de Septembre. Cette période correspond à celle
de la grande saison des pluies.

Stratégies d'adaptation

Il s’agit des tentatives du sujet pour faire face

activement aux évènements de la vie. Cet ensemble de

phénomènes complexes sert à modérer l’impact de tels

évènements sur le fonctionnement physique, social et
émotionnel. Pour faire face aux effets néfastes de

l’insécurité alimentaire, les populations déplacées

victimes des conflits armés à Mora en général et des

sites d’Aldje, Igawa et Bia en particulier, ont développé
diverses stratégies d’adaptation, soit individuellement,
soit collectivement. Les stratégies d’adaptations

utilisées pendant les périodes de soudure sont :

A) Emprunter de la nourriture (stress) b) diminuer le
nombre de repas par jour (crise) c) passer la journée
entière sans manger (crise) d) mendier (urgence) e)
enlevé les enfants à l'école (stress) f) Vente

d’équipements de la maison (stress) g) Echanger des

choses contre la nourriture (crise).

De la lecture de cette figure, selon la stratégie

d’adaptation utilisée pendant les périodes de disette et
la fréquence d’utilisation de cette stratégie pendant une

semaine, il en ressort que 65% de la population
déplacées sont en situation de crise alimentaire, tandis
que 21% sont en situation de stress et 14% sont en

situation d’urgence alimentaire.

Figure 2 : Répartition de l’échantillon selon la stratégie d'adaptation utilisée

pendant les périodes de soudure

chez les populations déplacées des différents sites

En somme, Les résultats de cette étude ont permis

d’appliquer la théorie des besoins de base de Maslow

(1908-1970), analyse dimensionnelle de la sécurité
alimentaire et nutritionnelle : approche des capabilités

d’Amartya SEN (1998), la théorie de l’Empowerment

de Julian Rappaport (1981) dans le contexte de la

réduction du taux d’insécurité alimentaire chez les

populations déplacées. A travers cette étude, nous

pouvons affirmer que l’accompagnement socio

-

éducatif participe à la réduction du taux d’insécurité

alimentaire chez les populations déplacées victimes

des conflits armés dans l’arrondissement de Mora.

Pour Maslow, les besoins humains sont organisés selon
une hiérarchie où, à la base, on retrouve les besoins
physiologiques élémentaires et à son sommet, on
retrouve les besoins psychologiques et affectifs d'ordre
supérieur. A la base de la pyramide on retrouve les
besoins de maintien de la vie (respiration, alimentation,
élimination, maintien de la température, repos et
sommeil, activité musculaire et neurologique,

contact corporel, vie sexuelle). Ces besoins sont
fondamentaux. En effet, un manque, une privation aura
obligatoirement un impact sur les autres besoins, car la
construction des étages supérieurs est alors impossible.

21

65

14

0

20

40

60

80

stress

crise

urgence


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Dans la hiérarchie des besoins de Maslow, les besoins
physiologiques sont prioritaires. Généralement, une
personne

cherche

à

satisfaire

ses

besoins

physiologiques avant tous les autres (Maslow, 1970).

Pour Maslow, si une personne manque de nourriture,
de sécurité et d'amour, il cherche habituellement à

satisfaire d’abord son besoin de nourriture avant de

satisfaire

son

besoin

d'amour.

Les

besoins

physiologiques sont les besoins dont la satisfaction est
importante ou nécessaire pour la survie.

En outre, pour Amartya SEN (1998), dans son analyse
dimensionnelle de la sécurité alimentaire et
nutritionnelle : approche des capabilités. Selon Sen
(1981), les capacités de production et les possibilités

d’échange qu’ont les populations jouent un rôle

important dans la détermination de leur situation

alimentaire. La faim est alors la conséquence d’un

échec de ne pas avoir droit à disposer suffisamment de
nourriture à tout temps. Janin et Dury (2012) parlent

de l’existence d’un contraste à l’image des constats de

greniers vides avec des marchés bien approvisionnés.
De ce fait, au-delà de la disponibilité alimentaire, il faut

considérer deux autres aspects : l’accessibilité à la

nourriture et la stabilité des approvisionnements
(Azoulay et Dillon, 1993) En effet, Sen (1999) soutient

que la variation de la relation entre l’apport

alimentaire (moyens) et le rendement nutritionnel
(finalité)

dépend

considérablement

des

caractéristiques personnelles et sociales (âge, sexe,
revenu, préférence alimentaire), des conditions

environnementales, du niveau d’éducation et des

caractéristiques sanitaires (eau potable, soins de
santé, assainissement), etc.

En outre, les participants de cette étude sont motivés,

ils savent qu’ils peuvent agir en interaction avec les
professionnels et se projettent pour l’amélioration de
leurs situations. D’après la théorie, de Julian Rappaport
(1981), ce n’est que la prise en compte de la relation

entre deux personnes qui les amène à apprendre à

travailler et à se mettant ensemble afin d’apporter une

solution adéquate à cette difficulté. En effet,

l’empowerement est un processus ou une approche

qui vise à permettre aux individus, aux communautés,

aux organisations d’avoir plus de pouvoir d’action et de
décision, plus d’influence sur leur environnement et
leur vie. Chaque individu, chaque communauté où qu’il
se situe dans l’échelle sociale possède un potentiel, des

ressources et doit pouvoir utiliser celles-ci pour
améliorer s

es conditions d’existence et tracer la route

vers plus d’équité.

Car mieux vaut apprendre à pêcher

à

un homme que de le nourrir toute sa vie″

Pour Lavoie et Panet-

praymont (2008), l’élaboration

du plan d’action est un stade

de planification pendant

lequel les objectifs, la stratégie, les moyens d’action,
l’échéancier, les ressources matérielles et humaines, le

mode de fonctionnement du groupe et la structure
organisationnelle sont définis et précisés. Pour ce qui
est de cett

e étude, nous avons élaboré le plan d’action

pour l’ensemble des populations déplacées victimes des
conflits armés et en situation d’insécurité alimentaire.

Les objectifs ont été élaborés grâce aux résultats

d’entretiens obtenus auprès de nos participants.

Il s’agit

de :

-

Eliminer la faim et assurer la sécurité

alimentaire.

-

Améliorer

la

nutrition

et

promouvoir

l’agriculture durable.

-

Permettre le retour à l’autonomie alimentaire

des populations affectées par les conflits ou l’insécurité

alimentaire chorionique

-

Promouvoir la disponibilité physique et l’accès

économique et physique des aliments.

-

Garantir l’utilisation des aliments et veiller à la

stabilité des trois autres dimensions dans le temps.

-

Valoriser l'éducation à l’effort de la production

des aliments, à utilisation rationnelle des offres
alimentaires disponibles et la gestion des économies
alimentaires.

Les moyens d’accompagnement pour la réduction du
taux d’insécurité alimentaire que nous avons proposé

pour atteindre nos objectifs sont des moyens

d’accompagnement sociaux

-éducatifs à long et à cout

termes :

Les moyens d’accompagnement sociaux à court

terme

Il s’agit de la distribution des premiers secours

alimentaires. Cela revient à des vivres alimentaires de
façon générale et des rations alimentaires mensuelles
équilibrées (les sacs de sucre, le sel, les légumineuses en
conserve, les légumes secs, les pâtes, le riz blanc, les

fruits secs, maïs, arachide céréales, huile…). Il s’agit

également des tickets ou chèques alimentaires, des
repas chauds ou des maraudes (tournée de rue qui
consiste à aller rencontrer les personnes sans domicile
fixe et sans

–abri qui ont besoin d’aide).

Les moyens d’accompagnement sociaux à long terme

Il s’agit :

-

Mise sur pied des champs communautaires ;

-

Distribution des semences (maïs, arachide riz,

céréales, tubercule etc.);

-

Distribution des animaux d’élevages ;

-

Investissement dans les infrastructures (Ils

permettent applications scientifiques et techniques


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concernant divers aspects du système alimentaire)

-

Création d’un environnement favorable.

En effet, Le développement agricole durable est
possible si des mécanismes de gouvernance efficaces

sont en place et si l’on veille à la cohérence des

politiques

et

des

programmes

relatifs

au

développement agricole durable, aux systèmes

alimentaires, aux questions d’environnement, à la
protection sociale, à l’enseignement, à la nutrition et à

la santé, et à la cohérence entre les institutions, les
organismes et les ministères qui en sont chargés au
niveau national et international.

-

Intégration des préoccupations des femmes

dans les systèmes alimentaires innovants.

Les femmes représentent une part importante et
croissante de la main-

d’œuvre agricole dans le monde.

Elles constituent environ 43 % de la population active
agricole dans les pays en développement et 50 % de la
population active agricole dans les pays les moins
avancés. En plus, En dépit de leur rôle essentiel dans la

production et l’industrie alimentaires, les femmes
n’ont généralement qu’un accès limité aux ressources

(technologie, formation, enseignement, information,
crédit et terres, notamment) nécessaires pour

produire davantage et sont souvent tenues à l’écart
des processus décisionnels dans la gestion de l’eau et

des autres ressources naturelles.

-

Soutenir les investissements dans les

infrastructures (réseau électrique et infrastructures
routières), les services de vulgarisation et les
innovations commerciales, organisationnelles et

sociales en vue d’améliorer la sécurité alime

ntaire ;

-

Renforcement des capacités des agriculteurs

sur les pratiques culturales ;

-

Encadrement,

financement

des

regroupements d'agriculteurs ;

-

Construction des magasins de stockage et des

greniers communautaires dans les marchés ;

-

Suivi et identification des zones à risque

d’insécurité alimentaire ;

-

La mise sur pied des programmes spécifiques

pour le suivi de ses activités ;

-

Renforcer les capacités de résilience des

ménages en insécurité alimentaire modérée à travers
des activités de prévention et de mitigation de chocs et
la création des actifs, de type Food Assistance For
Assets (FFA).

Ces activités concernent en particulier les PDI et les
populations locales vulnérables qui se remettent des

effets de la crise et s’intègrent progressivement da

ns

la communauté d’accueil. Elles bénéficieront d’une

assistance en contrepartie de leur participation à une
activité de réhabilitation impliquant les populations
locales.

-

Développer les technologies agroalimentaires

et agro-industrielles ainsi que des modèles scientifiques

pour la conservation de l’environnement, la gestion

économique et durable des ressources agricoles ;

-

Mettre en œuvre des programmes tendant à

promouvoir la diversification de l’économie par le

renforcement

des

secteurs

agro-industriel

et

manufacturier ainsi que d’autres activités ;

-

Appuyer des programmes visant à diversifier

l’agriculture au profit de produits d’exportation non

traditionnels de haute valeur marchande (par exemple :
horticulture, thé, pêche) ;

-

Mettre en œuvre des

ensembles de mesures

visant à renforcer le secteur privé en tant que
producteur, prestataire de services et, dans certains cas,
source de financement pour des biens publics dans le
cadre de partenariats avec des institutions publiques ;

-

Encourager les investissements et les soutiens

financiers favorisant la diversification de l’économie

ainsi que la stabilité et la cohésion sociales ;

-

Éradiquer la pauvreté et l’insécurité alimentaire

en mettant en place des systèmes de protection ciblés
de grande ample

ur financés par l’état ;

-

Réaliser des investissements publics visant à

stabiliser la production, renforcer la productivité et
améliorer le fonctionnement des marchés ;

-

Adopter des mesures immédiates pour assurer

aux victimes de la faim, aux réfugiés en voie de
réinstallation et aux soldats démobilisés un accès
adéquat à la nourriture ;

-

Mettre tout en œuvre pour résoudre les conflits

armés, assurer la stabilité politique et améliorer la
gouvernance.

Les moyens d’accompagnement éducatif

-

Éducation

alimentaire

et

nutritionnelle.

(L’éducation alimentaire et nutritionnelle dans le cadre

scolaire peut permettre aux enfants, aux adolescents,
au personnel des établissements et au reste de la

population d’acquérir des connaissances qui incitent à

adopter de

s habitudes alimentaires saines et d’autres

comportements positifs en matière de nutrition) ;

-

Education à l’effort de la production des

aliments, à utilisation rationnelle des offres alimentaires
disponibles et la gestion des économies alimentaires ;

-

Sensibilisation des aidants et des chefs de

famille aux risques liés à des activités de sécurité
alimentaire ;


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-

La création de nouveaux programmes et de

nouveaux établissements d’enseignement et de

recherche pour contribuer à créer une base de
connaissances et une réserve de spécialistes pour

renforcer les capacités d’innovation agricoles ;

-

Promouvoir

l’entreprenariat

fondé

sur

l’innovation agricole et l’élevage.

Par ailleurs, les ressources matérielles et humaines

nécessaires à la mise sur pied d’un moyen d’action qui
nous permettra d’atteindre les objectifs fixés au

départ. Les ressources que nous nous proposons sont
entre autres : le gouvernement, les organisations non
gouvernementales,

les

anciennes

personnes

déplacées, les spécialistes en interventions. En dehors
de ces ressources, nous avons besoin également de :

-

Les moyens financiers ;

-

Les moyens de déplacement, etc.

Parlant du Le mode fonctionnement, c’est la manière à

laquelle nous organiserons les différentes tâches à
partager

dans le cadre de notre projet. Il s’harmonise

avec les valeurs auxquelles adhérent les populations
déplacées victimes des conflits armés dans

l’arrondissement de Mora. Etant donné que nous
n’avons pas une structure de fonctionnement bien

connue, nous allo

ns créer un comité d’intervention et

qui ne durera que pendant le temps de l’action.

CONCLUSION

Cette analyse de la situation alimentaire dans la région

de l’Extrême

-Nord-Cameroun en général et de

l’arrondissement de Mora en particulier en période de

crise sécuritaire, a permis de montrer à quel point la

vulnérabilité de cette région s’est exacerbée du fait des

attaques de la secte terroriste Boko Haram. En tout

état de cause, l’accompagnement socio

-éducatif joue

un rôle crucial dans la réduction du taux d

’insécurité

alimentaire chez ces derniers. Il fournit un soutien
éducatif, psychologique et social. En plus, à travers les

programmes d’accompagnement socioéducatif, il

améliore la qualité de vie, renforce leur autonomie et
leur résilience, développe les compétences des
populations vulnérables et en situation de
vulnérabilité. Les suggestions faites dans ce travail ne
sont pas classiques, des suggestions physiques ou
structurelles tant réitérées par le milieu scientifique en
cas de problème. Mais elles font appel très souvent à

la volonté intérieure de l’individu à voir changer sa
condition avec l’apport de la bonne connaissance, le

vrai sens des choses stimulé par les bonnes attitudes.
Ou la volonté des acteurs engagés dans la lutte à être
des bifurcations,

d’apporter un changement positif

dans la vie des populations en situation de
vulnérabilités, touchées par une catastrophe au lieu de

continuer à créer des personnes dépendantes des aides
alimentaires et non alimentaires.

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