ISSN:
2181-3906
2024
International scientific journal
«MODERN SCIENCE АND RESEARCH»
VOLUME 3 / ISSUE 5 / UIF:8.2 / MODERNSCIENCE.UZ
1585
L’INERACTION DIDACTIQUE ET LE ROLE DE L’ENSEIGNANT A
L’APPRENTISSAGE DE L’ORALE
Ризаханова Мухайё Гуламаматовна
Старший преподаватель кафедры французского языка и литературы, Самаркандский
государственный институт иностранных языков, г.Самарканд
https://doi.org/10.5281/zenodo.11403048
Аннотация.
В данной статье рассматривается тема выбора современных
методов преподавания устной, разговорной речи студентам обучающимся иностранным
языкам. Мы изучили различные методы являющиеся необходимыми составляющими
профессиональной подготовки специалистов языкового профиля. Известно, что от
качества языковой подготовки преподавателя зависит успешное решение вопросов
профессионального роста и расширение их деятельности их подопечных. Поэтому
считается не маловажным применение разных видов дидактического материала на уроках
иностранного языка.
Ключевые слова:
обучение, игровой метод, современные технологии, язык, подход,
знания, образовательный навык, профессиональная подготовка, современный язык,
развитие, устная речь.
L’interaction est un concept
« nomade »
[Stengers, 1987]. En ce sens sa signification
n’épuise pas les usages et le sens qu’il peut prendre dans les différents champs de recherche qui
lui accordent une importance. Or ce concept s’avère central pour toute recherche s’intéressant à
l’intervention dans le domaine des Activités Physiques Sportives et Artistiques. En systématisant
les relations qui s’établissent entre un enseignant, un ou plusieurs élève(s) et un objet de savoir au
moment de son acquisition, ces recherches font une place indubitable à la notion d’interaction.
Mais faut-il dès lors considérer l’interaction comme une des composantes du système didactique
ou bien plutôt tenter de l’étudier pour elle-même ? Dans le cadre présent, nous considérons
l’interaction comme le «
moteur
» de la dynamique d’évolution du système didactique dont rend
compte par ailleurs le concept de contrat didactique [Brousseau, 1990].
Les dernieres annees on constate que l’'un des objectifs principaux des langues modernes
en Ouzbekistan, c’est que les élèves apprennent à communiquer et à interagir à travers une langue
cible parlée, variée et équilibrée.
La langue parlée doit être produite, à la fois de manière indépendante et en interaction avec
les autres.
Il est également question du développement des compétences telles que la capacité à se
faire comprendre et à s’exprimer dans un certain contexte. Les interactions didactiques ne
consistent pas seulement en échanges d’information ou en apprentissage d’un nouveau
vocabulaire. Il s’agit aussi d’interactions sociales spécifiques au cadre scolaire, entre un professeur
et des élèves.
La motivation orale est au centre des préoccupations du professeur lorsque ce dernier
élabore ses séquences de cours. En effet, du primaire au lycée, un élève comptabilise plusieurs
heures de cours de français langue étrangère mais son temps de prise de parole reste passif. Cette
pratique orale de la langue n’est pas suffisamment développée surtout quand on sait à quel point
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les langues occupent désormais une place importante dans notre société. Cela signifie, suite à des
témoignages des enseignants au niveau du primaire jusqu’au lycée, mais aussi par mon expérience
personnelle en tant qu’élève, j’ai pu constater qu’il était extrêmement difficile de participer en
classe et que ma motivation face à la prise de parole était problématique.
D'un point de vue formel, certaines méthodes sont considérées comme étant en phase
avec les recherches actuelles sur l'apprentissage des élèves, mais nous sommes intéressés par les
méthodes pratiquées, basées sur le choix de l’enseignant.
Nous voulons étudier ce qui se passe en classe pour comprendre comment les
enseignants agissent pratiquement. Cela nous intéresse également de savoir si les mêmes
méthodes s’appliquent à différents niveaux scolaires.
- Quel oral en classe ?
C’est en parlant qu’on apprend à parler. Ce proverbe sera le point de départ de notre
mémoire en vous introduisant à notre étude sur l'influence des méthodes didactiques sur la
production orale en FLE et comment les enseignants font parler leurs élèves.
Depuis les dernieres annees années les professeurs des ecoles superieures s’intéressent à
l’enseignement et à l’apprentissage de l’oral ; ce qui nous pousse à nous demander quel oral
enseigner en classe de langue sachant qu’il y a plusieurs types d'oral. La pratique de l’oral en classe
peut avoir deux types :
L’oral parlé qui est utilisé dans la parole spontanée ou plus encore suscitée par l’enseignant,
l’autre type de l'oral est l’écrit oralisé, quand il s’agit de lecture ou des réponses réalisées par écrit
par les élèves c’est ce que nous appelons l'oral mono géré.
De facon generale, nous pouvons enfin affirmer que la prise de la parole represente une
serieux aussi bien pour les eleves que pour l’enseignant, les eleves participent peu ou rarement
durant un cours, ainsi que utilisation de la langue francaise par les eleves en dehors de la classe
est tres faible ou presque inexistante.Les eleves doivent etre incites a parler le francais en dehors
de la classe, mais aussi de les sencibilise sur i’importance de la langue francaise tant que la langue
de civilisation.
L’oral permet aussi de construire sa pensée, verbaliser et exprimer des idées, donner son
point de vue et le défendre. Prendre la parole c’est aussi construire sa personnalité, parler en classe
c’est s’engager dans son rôle de citoyen dans une petite société qu’est la classe.
L’oral est aussi une norme que l’élève doit acquérir, quand on dit norme, on entend par là
les aspects techniques et linguistiques de la langue ainsi que les genres de discours. L’oral n’est
pas seulement le temps de parole des élèves mais aussi le silence, les gestes, c'est-à-dire le
paralangage. Il ne se réduit pas simplement à une émission sonore c’est aussi l’écoute et le silence
tout autant que la parole, comme le montre si[3] bien Jean François Halté :
« L’oral ce n’est pas uniquement le temps de parole des élèves : c’est aussi l’écoute, les
attitudes du corps et la gestuelle, c’est la gestion complexe de relations interindividuelles (…)
l’oral c’est en effet l’écoute tout autant que l’expression, le silence tout autant que la parole, le jeu
des regards autant que celui des mots, c’est aussi la gestion des échanges et de la prise de
parole
".[7]
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L’oral peut être un excellent moyen de mémorisation, selon Flora Luciano-Bret relève:" que
nous retenons 20% de ce que nous entendons, 30% de ce que nous voyons, 50% de ce que nous
entendons et nous voyons,80% de ce que nous disions, 90% de ce que nous disions et faisons
»[4].
D'après l'étude qu'elle a menée, nous constatons que l'homme en général retient 80% de ce
qu'il dit, donc la pratique de la langue aide plus à apprendre que l'écoute et la vue, mais c'est ce
qui se produit en classe, les élèves écoutent et observent plus qu'il ne parlent.
L’évaluation de l’oral est assez difficile, les travaux faits sur la didactique de l’oral
soulignent cette difficulté à évaluer les élèves en classe de Français que ce soit en langue étrangère
ou maternelle. Les enseignants avancent les arguments suivants : « trop d’élèves et pas assez de
temps
»
. Selon Claudine Garcia- Debanc et Sylvie Plane[5], la difficulté de l’oral peut s’expliquer
dans le fait que
«
l’oral est difficile à observer et complexe à analyser », il est vrai que quand une
personne parle, il y a la voix, le corps et les normes de la langue orale, c’est-à-dire l’intonation, le
débit, les pauses, les formes syntaxiques, lexicales et sémantiques.
Selon ces mêmes auteurs, "l’évaluation de l’oral nécessite beaucoup de temps"; le temps
parait comme un autre obstacle à l’évaluation de l’oral, le manque de temps ne permet pas
d’évaluer tous les élèves, mais seulement occasionnellement quelques uns. Elles ajoutent aussi que
l’enseignant évalue plus la participation de l’élève comme si cette dernière montre que les élèves
travaillent l’oral, avec une participation de bribes de mots et non une prise de parole continue.
Bruno Maurer[6] a aussi travailler sur l’évaluation de l’oral, et ce qu’il avance comme
arguments et comme explications à la difficulté d'évaluer l’oral sont les mêmes que ceux proposées
par Garcia-Debanc et Sylvie plane, mais il propose comme solution la précision des objectifs par
l'enseignant pour pouvoir enseigner et pratiquer l’oral en classe de langue :
Dans cette partie théorique, nous avons essayé d'étudier les théories qui peuvent
être appliquées dans notre champ d'étude ; c'est-à-dire l'identification des obstacles qui entravent
la prise de parole des élèves. Nous avons essayé de démontrer à partir de quelques recherches
effectuées dans ce domaine la place de l'oral et l'importance de la prise de parole des élèves en
classe de Français langue étrangère pour enfin arriver à ce qui peut entraver cette parole et
comment essayer de la susciter chez les élèves, cela dans le but de développer chez les apprenants
une compétence langagière et par la suite une compétence communicative à partir de cette étude
théorique nous sommes arrivé à dire :
Il convient de considérer la classe, non plus seulement comme un lieu où le professeur
parle à des apprenants, mais surtout comme un lieu où s'échangent des informations d'apprenants
à apprenants et des apprenants à professeur. Certes, le langage du professeur, comme modèle
permanant, doit demeurer un élément fondamental dont la tâche principale sera de pallier
éventuellement les déficits hérités du milieu naturel Mais les apprenants eux-mêmes doivent être
concernés comme source et récepteurs d'informations. Il appartiendra au professeur de créer les
conditions de tels échanges en utilisant systématiquement, dès que possible, la mise à contribution
individuelle ou en équipe en vue de la communication
.
Le climat créé dans la classe est essentiel
à cet égard. Dans tout exercice oral l'enseignant devra rester le meneur de jeu à la fois ferme et
souple, encourageant les uns, stimulant les autres, tout en n'oubliant jamais que, dans l'expression
orale, l'initiative appartient aux différents interlocuteurs
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L'enseignant devra donc expliquer le moins possible, parler peu, accepter et provoquer le
débat, par exemple: mettre en place des jeux de rôles.
LA LITTERATURE
1.
Stengers, I.
D'une science à l'autre, des concepts nomades. PUF, Paris,1987.
2.
Brousseau, G. (1990). Le contrat didactique, le milieu.
Recherches en didactique des
mathématiques,9(3),
pp. 309-316.
3.
David, B. (2002). La psychologie comme discipline outil dans les recherches en didactique
des APS
. Impulsions, 3
, pp. 7-9.
4.
Luciano-Bret.F
,
Parler à l’école
.A
, Colin, 1991, note 22, p251.
5.
Coordination, Garcia-Debanc, Claudine et Plane Sylvie, Comment enseigner l’oral à
l’école primaire ? Fevrier2004, France, P251-252.
6.
Maurer. Bruno, Une didactique de l'oral du primaire au lycée, parcours pédagogique,
Bertrand-Lacoste, France, 2001.
